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Y a deux hélices, hélas !

Y a deux hélices, hélas !

06-03-2019 à 06:03:50

Le retour en mer du porte-avions Charles-de-Gaulle est l’occasion de nous intéresser 
à une partie cruciale mais bien souvent cachée d’un bateau : ses hélices !

 

Il existe beaucoup de configurations différentes entre les porte-conteneurs géants aux hélices uniques à cinq ou six pales, le Charles-de-Gaulle et ses deux hélices à quatre pales jusqu’aux petites hélices tri ou bipales qui équipent petits voiliers ou bateaux de plaisance. Pourquoi ces choix différents ?

 

L’hélice permet au bateau d’avancer en transférant l’énergie de ses moteurs du bateau à l’eau : elle transforme une vitesse de rotation en mouvement rectiligne, exactement comme un boulon sur une tige filetée ou une vis : on les fait tourner, mais ils se déplacent en ligne droite. Plus le bateau est gros, plus l’énergie à transférer est importante, donc plus les forces subies par l’hélice augmentent ! Il faut donc choisir : soit une hélice gigantesque, soit plus d’hélices de taille inférieure. Les deux solutions ont leurs avantages : redondance et construction facilitée si on a plus d’hélices, mais poids total plus faible avec une seule…

Le dilemme ne s’arrête cependant pas là : comment choisir le nombre de pales d’une hélice ? Là aussi, le principe de base est le dimensionnement mécanique : moins on a de pales, plus les efforts que doivent transmettre chacune d’entre elles sont élevés. Cela implique donc davantage de contraintes pour leur construction. Ainsi, on retrouve typiquement un petit nombre de pales sur de petites embarcations, alors que les plus gros bateaux ont toujours quatre pales ou plus.

 

Reste un dernier mystère : pourquoi les sous-marins, qui ont des tailles inférieures aux gros bateaux, ont-ils des hélices avec cinq, huit, voire davantage de pales ? C’est qu’un autre paramètre entre en compte : le bruit généré par les hélices en fonctionnement est diminué si le nombre de pales augmente… Ces technologies, à la base de la furtivité des sous-marins, sont jalousement protégées par les pays qui les maîtrisent !

 

Malo du Bretoux

 

Actuailes n° 96 – 6 mars 2019

 


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