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Sainte Élisabeth de Hongrie : le miracle des roses

14-11-2018 à 08:49:35

Fille du riche et puissant roi de Hongrie André II et de Gertrude, une comtesse allemande, Élisabeth naît en l’an 1207.

lle vit à la cour avec sa sœur et ses trois frères. Elle aime la musique, la danse, le jeu. Elle prie tous les jours et apprend à donner aux pauvres. Un jour, des chevaliers arrivent au château. Ils viennent chercher cette petite fille de quatre ans, car il a été décidé qu’elle serait princesse de Thuringe, une région du centre de l’Allemagne. Herman de Thuringe a un fils, Ludovic. C’est pour devenir sa fiancée et plus tard son épouse qu’Élisabeth quitte sa famille et son pays.

C’est au château qui domine la ville d’Eisenach que sont célébrées les fiançailles. En attendant le mariage, Ludovic est éduqué dans la pure tradition des chevaliers. Élisabeth étudie avec ses compagnes l’allemand, le latin, le français, la musique, la littérature, la broderie.

Quand meurt le roi Herman, Ludovic a dix-huit ans. Il devient roi de Thuringe. C’est alors que sa mère, sa sœur et les princes de la cour se mettent à critiquer durement Élisabeth. Sa manière de vivre les dérange : elle prie trop, elle s’occupe trop des pauvres ! La jeune femme doit supporter les moqueries, les remarques acerbes, mais elle tient bon et veut vivre en chrétienne dans l’humilité.

Pour son mariage, la cérémonie et le repas sont très simples. Pas de somptueux banquet ! L’argent est distribué à ceux qui en ont besoin. Quand elle entre dans la chapelle du château, la jeune reine dépose sa couronne au pied de la croix du Christ. Puis elle se prosterne jusqu’à terre. Sa belle-mère la réprimande, mais Élisabeth réplique : « Comment moi, pauvre créature, pourrais-je continuer à porter une couronne alors que je vois mon roi Jésus-Christ couronné d’épines ? »

La reine est juste avec son peuple, elle ne refuse rien à ceux qui frappent au château, elle paie les dettes des pauvres, prend soin des malades, lave leurs plaies, veille à ce que les morts soient décemment enterrés. Elle distribue elle-même du pain, de la viande, des vêtements dans les chaumières. 

Le roi n’ignore rien de tout cela. Un jour, il la croise et lui demande, un peu contrarié, ce qu’elle porte de si lourd dans son tablier. Elle ouvre le tablier et, au lieu de pain, des roses superbes se répandent à terre. Émerveillé, le roi s’écrie : « Chère Élisabeth, c’est le Christ que tu nourris, que tu laves et c’est de lui que tu prends soin. »

En 1227, le roi part à la croisade ; il est tué avant d’arriver à Jérusalem. Son épouse est chassée du château avec ses trois enfants par le frère de Ludovic qui veut le pouvoir. Persécutée, traitée de folle par la famille de son mari, Élisabeth finira ses jours à Marbourg où elle formera une communauté de religieuses et fondera un hôpital.

Elle meurt dans la nuit du 17 novembre 1231, à l’âge de vingt-quatre ans. De nombreux miracles se produisent sur sa tombe. On lui décerne le titre de « mère et bienfaitrice des pauvres et des malheureux ».

Mauricette Vial-Andru

Actuailes n° 91 – 14 novembre 2018




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