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18 AVRIL 1802 : Bonaparte promulgue le concordat

18 AVRIL 1802 : Bonaparte promulgue le concordat

17-04-2018 à 23:01:31

À la différence des révolutionnaires qui voulaient bannir les religions du paysage français, Napoléon Bonaparte choisit de se rapprocher de l’Église catholique, dont l’influence pourrait aider à affermir son pouvoir.

 

La Révolution a entraîné une profonde rupture entre l’État et la religion catholique. Une Église officielle a été créée en 1790, au sein de laquelle les prêtres et les évêques sont élus par les citoyens et prêtent serment à la constitution révolutionnaire. Le pape condamne cette Église nouvelle et de nombreux prêtres et évêques sont obligés de se cacher pour rester fidèles à Rome et échapper aux persécutions.

Les catholiques français qui refusent le schisme1 doivent vivre leur foi dans la clandestinité. Des régions entières se soulèvent pour défendre la liberté religieuse comme la Vendée et la Bretagne.

En 1801, le Premier Consul, Napoléon Bonaparte, souhaite restaurer la paix religieuse. Il ouvre des négociations avec le pape Pie VII. Après de longues discussions, un accord est trouvé. La religion catholique est reconnue comme la religion « de la majorité des Français ». Les diocèses sont réorganisés et calqués sur les nouveaux départements. Les évêques sont nommés par le gouvernement et investis par le pape. Les prêtres « réfractaires » – qui avaient refusés de prêter serment à la constitution – doivent se réconcilier avec les prêtres « jureurs » au sein d’un nouveau clergé. Certains d’entre eux refuseront ce concordat et formeront des communautés « anti-concordataires » comme la « Petite Église » de Vendée qui existe encore de nos jours. Mais pour l’immense majorité des catholiques, c’est le retour à la paix religieuse et à la liberté de culte.

Les principes du concordat seront appliqués en France jusqu’aux lois de séparation de l’Église et de l’État en 1905. Aujourd’hui, seuls les départements de l’Alsace et la Moselle (qui étaient alors sous occupation allemande) sont encore sous le régime concordataire. Les prêtres sont payés par l’État, les fêtes religieuses fériées sont plus nombreuses…

 

Bainxotte

 

Actuailes n° 84 – 18 avril 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 




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