X



  Gestion Press


Ajouter un numéro


Gestion des numéros


  Gestion des abonnements


Gestion des abonnements


Ajouter un abonné


Export des abonnés


  Gestion des pages


Ajouter une page


Editer vos pages


Ajouter une catégorie


Editer/Supprimer une catégorie


Valider les articles en attente


Articles en attente de relecture


Gestion des mots clés


  Gestion des menus


Editer vos menus



  Gestion des utilisateurs


Gérer vos utilisateurs



  Gestion des widgets


Activer/désactiver les widgets



  Gestion des vidéos


Ajouter une vidéo


Ajouter une catégorie de vidéos


Editer/Supprimer une catégorie de vidéos


  Gestion des diaporamas


Créer un diaporama


Editer les diaporamas existants


  Gestion des albums photos


Ajouter des photos dans un album


Activer les albums photos qui ont été désactivés


Editer/Supprimer un album


Ajouter un nouvel album photos


  Gestion de l'agenda


Gérer vos catégories


Ajouter un évènement


Editer le calendrier


  Gestion des rendez-vous


Gérer vos rendez-vous


Voir votre planning


Gérer vos périodes inactives


  Gestion des sondages


Ajouter un sondage


Editer/supprimer les sondages


Sondage actif


  Gestion des thèmes


Choisir le thème du site


Changer le bandeau


Customiser votre thème


  Gestion des téléchargements


Gérer vos fichiers


Gérer vos catégories


  Gestion des modules jQuery


Liste de vos plugins installés



  Gestion des newsletters


Créer une newsletter


Lister les newsletters et les envoyer


Liste des adresses inscrites


Administrer les groupes



  Gestion du forum


Créer une catégorie générale


Créer un forum


Choisir les modérateurs


Administration générale


  Gestion des commentaires et ratings


Activer/Désactiver les notes


Liste des commentaires


Valider les commentaires en attente


  Paramètres du site


Editer le titre, la description et les mots clés


Editer les paramètres du site


Paramétrer la page d'accueil










le 5 octobre 1789


Le 03-10-2018
C'est arrivé le...

 

Versailles, le 7 octobre 1789

 

Mon cher Joseph,

C’est du château abandonné que je t’écris cette lettre après les journées de folie que nous venons de vivre… Le roi est parti et nous ne sommes plus que quelques gardes présents ici. Nous ne rejoindrons la famille royale aux Tuileries que dans deux jours.

Tout s’est passé très vite. L’atmosphère était lourde depuis plusieurs semaines. Après les événements de cet été – états généraux, prise de la Bastille, abolition des privilèges – les rumeurs allaient bon train. Les différents agitateurs parisiens et leurs journaux, en particulier L’Ami du peuple de Marat, faisaient courir le bruit que l’Assemblée allait être transférée en province, que le roi massait des troupes autour de Versailles. De plus, le peuple était mécontent à cause de la hausse du prix du pain. La moindre étincelle pouvait relancer l’incendie révolutionnaire.

Aussi quand nous avons fêté par un grand banquet, au début du mois, l’arrivée 
au château du régiment des Flandres, les réactions n’ont pas tardé. La populace, influencée par les meneurs révolutionnaire, nous a reproché d’avoir acclamé la famille royale, d’avoir arboré la cocarde noire de la reine Marie-Antoinette et d’avoir foulé 
au pied la cocarde tricolore…

Près de 20 000 Parisiens se sont alors rassemblés, venant des quartiers populaires 
et ont pris la route de Versailles pour aller chercher le roi que l’on disait aux mains 
du « parti aristocrate ». On sait que, dans la nuit, des agents du duc d’Orléans avaient battu le pavé parisien pour préparer cette manifestation, pas si improvisée que cela, 
et pousser le peuple à aller jusqu’à Versailles… Ce sont les femmes parisiennes qui 
sont arrivées les premières au petit matin du 5 octobre. Le roi reçoit même une petite délégation à laquelle il promet du pain et du blé, pensant ainsi calmer les esprits. 
Mais la foule s’installe sur le parvis du château, reste sur place et passe la nuit. Et le lendemain matin, à l’aube, la violence se déchaîne : la foule envahit le château, tuant deux gardes, qui tentaient de s’y opposer, et force la chambre de la Reine qui se réfugie avec ses enfants dans les appartements de Louis XVI. Monsieur de Lafayette, chef de 
la garde nationale, conseille alors au roi de se montrer avec sa famille au balcon pour apaiser la violence. C’est alors que s’est produite une chose extraordinaire : le peuple, jusque-là hostile, s’est mis à acclamer le roi, montrant ainsi son vieil attachement à 
la monarchie séculaire et à la famille royale. Mais la foule réclamait toujours le départ du roi pour Paris. Alors le bon Louis XVI a cédé. On a vu alors se former le plus étrange des cortèges : le roi, la reine et le Dauphin – « le boulanger, la boulangère et le petit mitron » – encadrés par Lafayette et ses gardes nationaux, au milieu de la populace 
qui brandissait des piques avec du pain… et les têtes des gardes massacrés. 

Le roi est ainsi arrivé au palais des Tuileries. Mais nous craignons qu’il ne soit maintenant prisonnier du peuple de Paris, si bien manipulé par les révolutionnaires 
les plus extrémistes.

Je crains, mon cher Joseph, que ce ne soit que le début d’une période tragique. Jusqu’où ira cette folie ?

Sois prudent et que Dieu te bénisse.

Hugues, sergent aux gardes françaises

 

 

 

Actuailes n° 89 – 3 octobre 2018

 

 

 

 

 

 


5 octobre 1789
l’ami du peuple
marat
louis xvi
marie-antoinette


Noter cet article (2)


Commentaires (0)


Aucun commentaire pour le moment

Poster un commentaire


Vous devez être connecté pour pouvoir poster un commentaire
Créer un compte ou logguez-vous

Abonnez-vous !

Pourquoi ? Pour ne rater aucun numéro. C’est facile, rapide, gratuit. Aprés avoir donné l’adresse électronique sur laquelle vous souhaitez être avertis, vous recevrez un courriel de confirmation. Et le tour est joué !


Je m'abonne

Soutenez-nous !

« Sans vous, rien n’est possible »


Lire la suite

Recherche sur le site

Navigation