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Être médecin : une affaire de conscience


Le 18-09-2018
Une certaine idée de la France

Cette semaine, l’interview par un journal féminin 
du docteur de Rochambeau, président du syndicat national des gynécologues-obstétriciens1 de France a provoqué une vive réaction sur Internet.

 

Le docteur de Rochambeau explique qu’il refuse de pratiquer des IVG2, parce qu’il estime que c’est interrompre une vie et que la loi lui permet de refuser ce geste grâce à la clause de conscience. Beaucoup de gens estiment qu’une telle attitude est scandaleuse et une sénatrice disait il y a quelques jours que cette fameuse clause de conscience devrait être supprimée pour les médecins. De quoi s’agit-il ?

Le code de déontologie médicale, qui est un document donnant les règles de bonne conduite du médecin dans l’exercice de son métier, affirme qu’un médecin peut, pour des raisons personnelles ou professionnelles, refuser de pratiquer un soin, s’il ne s’agit pas d’une urgence vitale. Il doit alors en informer son patient et transmettre toutes les informations en sa possession au confrère qui le prendra en charge. C’est la clause de conscience dite « générale ».

Pour certains actes plus précisément, la loi a expressément dit qu’un médecin pouvait refuser de les pratiquer s’ils heurtaient sa conscience : c’est notamment le cas pour l’IVG, ainsi que pour d’autres gestes touchant la vie avant la naissance.

En effet, dans ce domaine en particulier, différents problèmes se posent pour les médecins : il existe de profonds désaccords entre eux dans la définition de la vie humaine et de l’être humain. Quand commence la vie ? Quand peut-on parler d’être humain ? Dès le début de la grossesse ? Et sinon sur quel critère ? Quel droit avons-nous sur celle-ci ?

Sur ces questions, les scientifiques ne peuvent être seuls à réfléchir, notre intelligence, nos croyances profondes, notre souci de vérité nous permettent aussi d’avancer vers la réponse la plus juste, la plus vraie. C’est cela, interroger sa conscience. Et c’est nécessaire parce que bien des choses de notre vie ne sont pas accessibles à la compréhension du premier coup d’œil. Le deuxième problème qui se pose pour les médecins est que, dans le cas de l’IVG en particulier, il ne s’agit pas (sauf cas exceptionnel) d’un soin en vue de guérir une maladie ou d’en empêcher une, ce qui est la vocation initiale de la médecine. C’est probablement pour cela que la loi renforce le droit du médecin à refuser de le faire s’il le souhaite.

Si l’on refuse la clause de conscience au médecin, on refuse d’être soigné par une personne humaine, qui, avec son intelligence, ses convictions, parfois sa foi, va prendre des décisions et la responsabilité d’un malade pour le soigner. On dit que le médecin est un technicien qui n’a pas à réfléchir, mais à faire les gestes qu’on lui demande : il ne prend aucune responsabilité, n’est pas impliqué dans la décision. Il s’agit d’un tout autre métier, qu’aucun médecin, je pense, ne souhaitera exercer. Car c’est cela le cœur de notre formation : réfléchir, décider, prendre la responsabilité de la santé de l’autre.

 

 

1. Les médecins qui s’occupent de la fertilité, des grossesses et des accouchements, ainsi que des organes génitaux féminins.


2. Interruption volontaire de grossesse, qu’on appelle aussi avortement. Il s’agit, par des médicaments 
ou une opération chirurgicale, d’interrompre la grossesse d’une femme qui ne désire pas avoir cet enfant.

 

Anne-Sophie Biclet

 

    Actuailes n° 88 – 19 septembre 2018

 

 


clause de conscience


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